C'est qui la Boss ? c'est la newsletter qui filtre l'empowerment, la pop culture et la vie pro pour ta pause café. Ici la team C’est Qui La Boss, et cette semaine, on bouscule les codes liés à l’âge. Parce qu’on adore ça.
Certaines croyances disent qu’il faut faire une crise d’ado, sinon on va faire une grosse crise de la quarantaine. D’autres disent qu’il y a un temps pour tout et que certaines choses sont “normales” à 20 ans, mais pas à 30.
Bref, des injonctions à l’âge il y en a un sacré paquet, en particulier quand on est une femme. Peut-être que toi-même tu t’es déjà dit que tu étais trop vieille pour commencer un nouveau sport ou trop jeune pour fonder une famille ou monter une boîte.
Et ça, c’est un constat qui est souvent partagé par les femmes qui commencent leur carrière jeune. Celle qui vous écrit ces lignes a commencé sa carrière la veille de ses 22 ans, extrêmement jeune donc.
Et ce n’est qu’à partir de sa trentième année qu’elle a vu un vrai changement de traitement parmi ses collègues, ses clients et tous ses interlocuteurs pros. On ne peut pas le nier : même passé les 40 ans, dans la sphère professionnelle, les femmes sont très souvent infantilisées par rapport à leurs collègues masculins.
On leur demande plus souvent si elles sont sûres de ce qu’elles avancent, si elles n’ont pas besoin de réfléchir un peu plus. Pour certaines, on leur demande implicitement de justifier de leur expertise, même quand elles ont plus de diplômes que leur interlocuteur en face.
Mais parce qu’on aime casser les codes sur C’est Qui La Boss ?, cette semaine, on prouve que tout ça, c’est jamais insurmontable (même si c’est pénible) en te présentant une Boss qui a tout pété dans sa carrière avant même de fêter ses 25 ans.
Cette semaine, on reçoit Laurine Bemer. Laurine est entrepreneure, a créé plusieurs formations en ligne qui cartonnent et surtout, elle a lancé sa boîte à 22 ans, et atteint 1 000 000 d’euros de chiffre d’affaires à seulement 24 ans.
« Monter ma boîte à 22 ans n’était pas du tout prévu. À la base, j’en avais surtout marre de mon alternance. Je m’étais déjà formée de mon côté depuis plusieurs mois, mais je ne me sentais pas forcément “prête”. Après, honnêtement, je pense qu’on ne l’est jamais vraiment.
Quand j’ai quitté mon alternance, je me suis dit que j’avais deux options : soit retrouver une alternance, soit essayer de construire quelque chose pour moi. Comme mon école avait déjà une bonne réputation et qu’il me restait seulement un an avant mon diplôme, je me suis demandé quel était l’intérêt de continuer à attendre.
Donc j’ai lancé ma boîte pendant mes études, en bac +4. Et au moment où je passais mes examens, j’avais déjà généré entre 35 000 et 40 000 € de chiffre d’affaires en quelques mois. Pour moi, c’était énorme. J’avais surtout envie d’arrêter l’école et de me consacrer à 100 % à mon business.
Finalement, l’entreprise a grandi beaucoup plus vite que ce que j’imaginais : à 24 ans, j’avais déjà dépassé le million d’euros de chiffre d’affaires.
Je pense que ce qui m’a permis d’avancer vite, c’est surtout le volume d’actions. Il n’y a pas de recette magique. J’ai énormément testé, répété, analysé ce qui marchait et ce qui ne marchait pas. Beaucoup de gens abandonnent trop tôt : ils essayent une ou deux choses, ça ne fonctionne pas immédiatement, donc ils arrêtent. Alors qu’en réalité, il faut souvent pousser une stratégie beaucoup plus loin avant de pouvoir conclure qu’elle ne fonctionne pas.
Ma plus grosse galère a été une collaboration avec quelqu’un sur un projet événementiel. Cette personne avait une très grosse image entrepreneuriale, donc je ne me suis pas méfiée. Mais il y a eu des pratiques commerciales trompeuses, envers les clients comme envers moi. J’ai perdu plus de 70 000 € de chiffre d’affaires dans cette histoire, dû prendre une avocate et gérer énormément de conflits alors que mon entreprise était en pleine croissance. Mentalement, ça a été extrêmement dur et ça m’a menée jusqu’à la dépression.
Avec du recul, je pense quand même que mes plus grandes victoires viennent justement de toutes ces années accumulées : les bonnes décisions, les mauvaises aussi, les rencontres, les erreurs. Parce qu’au final, c’est ça qui construit vraiment. Et surtout, ça m’a appris qu’on peut se relever de presque tout.
Donc si j’avais 3 conseils à donner à quelqu’un qui veut se lancer :
Si tu penses que ça peut marcher, donne-toi vraiment les moyens d’essayer. Beaucoup plus de choses sont possibles, plus qu’on ne l’imagine.
Fais-toi confiance, même quand c’est difficile ou que ton entourage ne comprend pas tes choix. L’intuition se trompe rarement.
Si tu veux des résultats différents, il faut agir différemment. Tester, recommencer, se remettre en question et laisser son ego de côté fait partie du process. »
Manager, ce n’est pas juste diriger des équipes. C’est réussir à embarquer des profils différents, garder un cap quand tout bouge, gérer les tensions, les egos, les doutes… Souvent en même temps que les tiens. Bref : c’est rarement aussi simple que dans les posts LinkedIn.
Le Salon du Management rassemble justement celles et ceux qui réfléchissent à ces sujets de façon très concrète : dirigeants, managers, entrepreneurs, RH, experts du travail et de l’organisation.
Et cette année, C’est Qui La Boss, partenaire de l’édition, y animera une table ronde autour d’un sujet qu’on entend encore trop peu raconté sans cliché : « Boss au féminin : manager et fédérer, leurs secrets pour réussir »
L’occasion de parler leadership, management, collectif et place des femmes dans les rôles de direction, sans langue de bois et surtout sans recette magique, que du retour terrain.
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Chaque semaine, on te présente les trois offres de job les plus stylées de la semaine. PS : si tu cherches une Boss pour rejoindre ton équipe, contacte-nous !
Responsable d’agence @Shiva (Marseille) : tu développes, pilotes et animes l'activité de ton agence au sein du réseau de la célèbre marque.
DRH opérationnel et RRH Siège @Bricoman (Villeneuve-d’Ascq) : tu accompagnes les équipes sur le terrain et contribues activement à la structuration RH de l'entreprise.
Comptable @Eiffage Cosntruction (Vélizy-Villacoublay) tu participes à toutes les tâches de comptabilité générale, au sein d’une équipe de 4 personnes pour le service comptabilité d’Eiffage Immobilier IDF.
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